Le sigle ABA signifie Applied Behavior Analysis. Nous pouvons le traduire par « Analyse Comportementale Appliquée ».

L’ABA est une approche comportementale basée sur l’intervention intensive dans les apprentissages. C’est une méthode uniquement basée sur des mesures empiriques et des travaux scientifiquement validés. B F Skinner est l’un des plus grands contributeurs à la recherche fondamentale en ABA. L’ensemble de ses travaux a permis le développement de l’ABA telle qu’elle est connue aujourd’hui. (www.bfskinner.org lien externe)

L’ABA est une science enseignée dans la plupart des grandes universités du monde. En France, depuis 5 ans, il existe un département ABA (à Lille uniquement) mais pas en Suisse. L’ABA fait partie des sciences de la psychologie. Elle est issue de la recherche fondamentale. Son champs d’application est très vaste : L’ABA peut être utilisée pour les personnes handicapées mais également pour traiter les TOC, les troubles alimentaires, en gériatrie etc. En ce qui concerne l’autisme, les premiers travaux ont été réalisés par Ivar Lovaas en 1967 mais d’autres chercheurs et docteurs en ABA ont pris la relève et l’ABA a beaucoup évolué ces 40 dernières années.

Textes mis à disposition par l’association OVA : www.ovassociation.com lien externe

Pièce(s) jointe(s):
Télécharger ce fichier (OVA - Brochure parents 2016.pdf)Brochure pour les parents[Commencer une prise en charge ABA au Centre OVA de Gland]747 Ko
  • Fonctionnement concret d'ABA
  • Les compétences enseignées
  • Quelques chiffres sur l’efficacité d’une prise en charge A.B.A.

En savoir plus...

Comment cela fonctionne concrètement ?

Pour un enfant, deux éducateurs au minimum doivent se relayer par séance de 2-3 heures. Ces séances ludiques se répartissent entre les apprentissages à la table et les apprentissages en environnement naturel. Le renforcement des apprentissages et des comportements adaptés est recherché en permanence ; c’est-à-dire que l’éducateur va analyser les réactions de l’enfant et ce qui lui fait plaisir pour provoquer chez lui l’envie d’apprendre et de progresser de plus en plus. Pour que cela soit possible, les objectifs sont individualisés et chaque compétence travaillée fait l’objet d’une mesure régulière et périodique jusqu’à la validation de l’acquisition. Les éducateurs qui travaillent avec l’enfant doivent toujours être supervisés par un psychologue ABA spécialisé et expérimenté. Celui-ci utilise l’observation directe et la vidéo et ajuste la technique des interventions des éducateurs pour une efficacité et des progrès maximum chez l’enfant. L’ABA se pratique à domicile mais également en centre. Suivant le niveau de l’enfant et les objectifs travaillés, l’intervention doit être intensive (au minimum 15 à 20 heures par semaine) et il est recommandé que celle-ci soit complétée par l’intervention de l’entourage direct de l’enfant (les parents par exemple).

Quelles sont les compétences enseignées ?

  • Compétences de communication fonctionnelle (verbale, langage des signes)
  • Habiletés sociales
  • Autonomie/propreté/alimentation
  • Compétences scolaires (écrire, lire, compter…)
  • Performances visuelles (puzzles, appariements, catégorisations…)
  • Compétences de jeu
  • Généralisation dans différents environnements des compétences apprises

Quelques chiffres sur l’efficacité d’une prise en charge A.B.A.

En 2005(*), Glen O. Sallows et Tamlynn D. Graupner ont reproduit plusieurs études faites auparavant et mesurant l'efficacité de l'A.B.A. Ils ont testé 24 enfants de 3 ans, tous atteints d'autisme et recevant une moyenne de 30 heures d'ABA par semaine. Après 4 ans de prise en charge, Sallows et Graupner annoncent que "48% des enfants à l'âge de 7 ans avaient pu être intégrés dans des écoles ordinaires". Par ailleurs, tous les enfants testés avaient progressé dans leurs capacités d'imitation, avaient tous développé une forme de langage et un certain degré de réponse sociale. (Pour plus de détails, se référer au Journal JABA(**) et ses 40 ans de recherches empiriques reprenant l’étude citée ci-dessus).

  1. * Intensive behavioural treatment for children with autism : four years outcome and predictors, Glen o Sallows and Tamlyn D Graupner, American Journal of Mental retardation, Vol 110 No 6, Nov 2005 417-38
  2. **JABA http://seab.envmed.rochester.edu/jaba/ lien externe
    JAVB https://apps.abainternational.org/store/ViewJournals.asp?strJournalType=avb lien externe (vol 2 Issue 1) aussi disponible sur www.abainternational.org lien externe ainsi que sur www.verbalbehaviornetwork.com lien externe

Texte mis à disposition par l’association OVA : www.ovassociation.com lien externe

  • Dois-je attendre d’avoir un diagnostic pour commencer une prise en charge ABA?
  • Y-a-t-il un âge pour commencer un programme ABA?
  • Comment ça se passe concrètement au quotidien ?
  • Est-ce que ça marche avec tous les enfants atteints d’autisme ?
  • Combien de temps dure un programme ?
  • Quelle est la différence entre l’ABA et le VB ? On parle aussi d’IBI. De quoi s’agit-il ?

En savoir plus...

Dois-je attendre d’avoir un diagnostic pour commencer une prise en charge ABA ?

La réponse est non. En Suisse, le diagnostic d’autisme ou de troubles autistiques ou de troubles envahissants du développement (TED) est souvent posé très tardivement (approximativement 7 ans). Or plus tôt on commence cette prise en charge avec l’enfant, meilleures sont les chances de réussite et de progrès significatifs. Le psychologue ABA fait une première évaluation pour constater le niveau de compétences de l’enfant grâce au livret ABLLS ou le VB-MAPP (www.behavioranalysts.com lien externe). Ensuite des programmes sont mis en place immédiatement afin de commencer la prise en charge.

Y-a-t-il un âge pour commencer un programme ABA ?

Bien entendu, plus l’enfant est jeune, mieux c’est (d’où l’importance de ne pas attendre un diagnostic dès lors qu’il y a suspicion d’autisme). Mais on peut commencer à n’importe quel âge. Cependant, plus on approche de l’âge adulte et moins les progrès sont rapides (plasticité du cerveau).

Comment ça se passe concrètement au quotidien ?

L’éducateur, appelé « instructeur-thérapeute », vient pour une séance de 2-3 heures. En début de séance, il va consulter le classeur de travail de l’enfant, où sont notés tous les programmes et fiches de travail. Il verra ainsi ce qui a été fait lors de la séance précédente, et va ainsi pouvoir planifier sa séance. Puis il va travailler avec l’enfant, dans un endroit calme réservé à l’enseignement. La séance sera composée de périodes courtes d’enseignement intensif à table (appelé ITT) et de périodes d’enseignement dans l’environnement naturel (c’est-à-dire “hors de la table”). En fin de séance, l’Instructeur relèvera ses données, remplira les graphiques. Un programme ABA à temps complet est fait de succession de plusieurs séances sur la journée, avec des instructeurs se relayant d’une séance à l’autre.

Est-ce que ça marche avec tous les enfants atteints d’autisme ?

L’ABA, utilisée correctement est efficace pour toutes les personnes atteintes d’autisme ou de troubles envahissants du développement (TED) quel que soit leur niveau. L’évolution des enfants et les progrès dépendent de nombreux facteurs propres à l’enfant (niveau et âge), mais également du nombre d’heures d’intervention qui devrait être – pour une efficacité optimale - d’au moins 20 heures hebdomadaires, voire 40. Selon une étude de Glen O. Sallows et Tamlynn D. Graupner en 2005, 48% des enfants pris en charge de manière intensive (40 h/semaine) depuis l’âge de 3 ans peuvent réintégrer un cursus scolaire ordinaire. Pour les 52% qui ont eu la même charge d’intervention, les progrès obtenus dépassent largement les gains obtenus par d’autres approches plus éclectiques.

Par ailleurs, le champ d’application de l’ABA. ne se limite pas qu’à l’autisme : cette méthodologie peut être utilisée dans tous les troubles envahissants du développement, ainsi que dans tous les troubles du comportement (TOC, troubles alimentaires, etc.) et les troubles de l’apprentissage en général.

Combien de temps dure un programme ?

Beaucoup de paramètres sont  à prendre en compte dont - mais pas seulement - le niveau de l’enfant lorsqu’il débute un programme et son rythme de progression. La prise en charge ABA peut donc varier de 1 an à plusieurs années, voire à plus long terme. Pour votre enfant, c’est le psychologue ABA qui pourra vous renseigner.

Quelle est la différence entre l’ABA et le VB ? On parle aussi d’IBI. De quoi s’agit-il ?

Cooper, Heron, et Heward (1987) définissent l’Analyse Comportementale Appliquée de la manière suivante : “Une science dont les procédures dérivées des principes du comportement sont systématiquement appliquées afin d’améliorer de manière significative le comportement social et qui a pu démontrer de manière expérimentale que les procédures employées étaient responsables de l’amélioration du comportement.” L’ABA est donc la théorie commune.

L’IBI. (Intervention comportementale intensive) est la manière de pratiquer l’ABA. En effet, celle-ci peut varier d’un consultant ABA à un autre. Il y a deux grandes écoles :

  • L’ABA “classique” (inspiré des travaux d’Ivar Lovaas) : toujours pratiquée, cette forme d’ABA se caractérise par le “mass trialing” (répétitions consécutives d’essais distincts). Le langage est enseigné en suivant une approche structurelle. Par exemple, on commence par enseigner le language réceptif (la compréhension).
  • L’école du VB (Verbal Behaviour – Comportement Verbal). Elle s’est développée dans les années 1970 suite aux travaux de Jack Michael sur les opérations de motivation et la loi du matching. Mark Sundberg (http://www.marksundberg.com/links.htm lien externe), de son côté, découvre le travail de B.F. Skinner sur le comportement verbal à partir duquel il met en place une nouvelle façon d’enseigner le langage et la communication en se basant sur son aspect fonctionnel. En 1982, le Journal Scientifique du VB voit le jour. Les porte-parole du VB sont M. Sundberg et J. Partington ainsi que le Dr Vince Carbone (www.carboneclinic.com lien externe).

Le VB prône donc l’apprentissage du langage par son aspect fonctionnel : pour que l’enfant développe le langage dans toutes ses fonctions (demander, raconter, converser, etc.), il faut d’abord commencer à apprendre à l’enfant à faire des demandes. Il sera ainsi le bénéficiaire direct de la communication dont il est à l’initiative (il obtient quelque chose de tangible). En utilisant cette analyse, on observe que les enfants atteints d’autisme ne transfèrent pas forcément une fonction du langage à une autre (c’est-à-dire que si l’enfant sait nommer un objet qu’on lui montre, il ne saura pas pour autant le demander), c’est pourquoi il faut leur enseigner toutes les fonctions du mot.

Le VB met l’accent sur la communication et la motivation de l’enfant : on utilise le “pairing” (créer des liens positifs avec l’enfant) pour éviter de nombreux problèmes de comportement de fuite, d’évitement, ou des troubles du comportement. On utilise aussi les essais distincts, et on varie constamment en fonction des domaines (ceci pour ne pas lasser l’élève, en maintenant un certain niveau d’attention et de motivation).

Plusieurs études ont démontré que l’IBI qui intègre la composante VB développe davantage le langage chez les personnes atteintes d’autisme.( Le VB est en passe de prendre largement le pas sur l’ABA classique aux Etats-Unis).

Texte mis à disposition par l’association OVA : www.ovassociation.com lien externe

  • Les modifications du comportement
  • A propos de la soi-disant “privation de liberté”
  • La charte éthique du BACB, garantie du respect de la personne avec autisme.

En savoir plus...

Les modifications du comportement

Souvent apparenté à de la manipulation, ce terme a fait couler beaucoup d’encre… D'abord lorsqu'on veut changer un comportement en ABA, le changement n'est pas réalisé en fonction des désirs de l'éducateur ou du psychologue ABA mais en fonction d’une vision globale de la personne, de l'éducateur et des parents qui sont tous participants actifs à la prise en charge. Les compétences enseignées grâce à la modification d'un comportement sont au bénéfice de l'élève et doivent avoir un impact significatif sur son bien-être.

A propos de la soi-disant “privation de liberté”

Le Dr Vinca Rivière (Université de Lille, Dept ABA, en France) explique que si l'on voit les choses de cette manière, alors "toute tentative de modification du comportement d'un autre être humain doit être considérée comme coercitive et donc inhumaine". Dans ce cas, "l'éducation d'un enfant ne fait qu'entraver sa "liberté". Pourquoi lui apprendre à lire, écrire ?… Faut-il lui proposer le choix entre apprendre ou s'amuser ? Ou peut-on supposer que l'accès à la lecture lui permettra plus d'autonomie et donc plus de liberté ? Pour la personne atteinte de handicap, le problème est le même. Doit-on le laisser se balancer toute la journée parce qu'on considère qu’il se comporte comme il en a envie, qu’il faut accepter sa différence ou doit-on lui apprendre à communiquer ce qu'il désire, l'activité qu'il souhaite réaliser ?" (Analyse du Comportement Appliquée à l'enfant et à l'adolescent". L-992 Dr Vinca Riviere).

La charte éthique du BACB, garantie du respect de la personne avec autisme.

En 40 ans d'ABA s'est développé le Board BACB (www.bacb.com lien externe) qui a émis un code éthique des analystes comportementaux certifiés. Tous les analystes comportementaux sont soumis à des règles très strictes, notamment "tout individu qui bénéficie d'un traitement visant à modifier son comportement a le droit d'avoir un environnement thérapeutique adapté, des services dont l'objectif principal est le bien-être de la personne, de recevoir un traitement par un analyste comportemental compétent, des programmes qui enseignent à la personne des capacités fonctionnelles, des mesures comportementales et des évaluations et le traitement le plus efficace par des procédures disponibles dans la littérature scientifique” (Van Houten, Axelrod, Bailey, Foxx, Iwata & Lovaas, 1988).

Texte mis à disposition par l’association OVA : www.ovassociation.com lien externe

  • Comment choisir des professionnels ABA de qualité ?
  • Quelques recommandations pour les parents souhaitant recruter un professionnel ABA

En savoir plus...

Comment choisir des professionnels ABA de qualité ?

Si l’ABA est peu connue en Suisse, elle s’est beaucoup développée en France voisine ou on ne compte plus les associations, projets de centre ou IME qui font de l’ABA. Grâce au plan autisme, l’état Français finance actuellement plusieurs structures expérimentales ABA et acceptent également des psychologues ABA qui travaillent en institutions spécialisées. Les Masters ABA proposés par l’université de Lille, ont également permis la promotion de nombreux professionnels ABA débutants. Des professionnels de l’ABA venus des Etats Unis, se sont également installés en France ces 5 dernières années et proposent également leurs services, y compris « à distance » avec des familles en Belgique ou en Suisse.

On commence donc à voir des professionnels ou instituts proches de la Suisse qui font ou prétendent faire de l’A.B.A. Qu’en est-il vraiment ? Peut-on être sûrs de leur compétence ? L’A.B.A. est un domaine en perpétuelle évolution, les procédures sont régulièrement actualisées en fonction des études menées en continu. Et dans l’intérêt des enfants, cette méthodologie doit être appliquée avec rigueur par des équipes formées et expérimentées. L’A.B.A. est d’une pratique exigeante, on ne peut prétendre à des résultats si on l’applique de façon dilettante.

Voici quelques recommandations de base (non exhaustives) pour parent souhaitant recruter un professionnel ABA :

  • La programmation (conception des programmes et décisions cliniques ne peut être faite QUE par un analyste comportemental certifié (cad détenteur du BCBA ou BCBA (www.bacb.com lien externe)). Tout analyste comportemental certifié figure dans la liste des détenteurs du BCBA ou BCABA et la certification est vérifiable sur le site bacb.com.
  • Le professionnel ABA doit avoir plusieurs années de pratique ABA (minimum 3 à 5 ans) avec un suivi constant par un analyste comportemental certifié plus expérimenté que lui (demander des références). Il doit également pouvoir prouver qu’il assiste régulièrement aux conférences ABA internationales et qu’ils pratiquent en ABA actuel en rapport avec les dernières recherches.
  • Le professionnel ABA doit être capable de travailler en 1 à 1 avec l’enfant et montrer à la famille et l’équipe des éducateurs/instructeurs en tout temps comment faire les programmes mis en place pour l’enfant.
  • Supervision régulière : l’équipe et ou les parents qui appliquent les programmes d’apprentissage mis en place doivent être régulièrement supervisés (minimum 1 à 2 fois par semaine pour des instructeurs débutants, 1 à 2 fois par mois pour des instructeurs ABA confirmés).
  • L’équipe ABA enseignante mise en place doit bénéficier d’une formation ABA théorique et pratique régulière et continue dans le temps.

Texte mis à disposition par l’association OVA : www.ovassociation.com lien externe

Ce qu’il se passe en suisse :

Comme mentionné dans le chapitre précédent, l’ABA a beaucoup évolué ces 2 dernières années en France voisine. En Suisse, il existe deux associations qui proposent des professionnels ABA pour la mise en place de programmes d’intervention comportementale intensive, OVA (www.ovassociation.com) et ABA Parents (www.aba-parents.ch lien externe). Ces deux associations, l’une en Suisse Romande et l’autre en Suisse Allemande, actives depuis 6 ans, font de la prise en charge à domicile et en centre. Elles forment des psychologues Suisses à l’ABA. La formation est prodiguée de manière continue par des consultants BCBAs étrangers ayant plus de 10 ans d’expérience. Ces consultants ABA étrangers supervisent également la formation spécifique des professionnels ABA Suisses au BCBA (la certification ABA). Les buts principaux de ses deux associations sont de former un maximum de professionnels ABA locaux et de proposer de la prise en charge ABA locale tout en militant pour une reconnaissance de cette méthodologie.

Plus récemment, en Suisse Allemande, deux prestataires de services ABA sont apparus le Melody center (www.melodycenter.ch lien externe) et KNOSPE ABA (knospe-aba.com lien externe, site en allemand et en anglais). Ces deux prestataires font de l’ABA de type VB. Les analystes comportementaux de Melody center sont suivis par l’équipe du Dr Vince Carbone (www.drcarbone.net lien externe) et ceux de KNOSPE par le Dr Robert Schramm qui est un analyste comportementale américain établi en Allemagne. Ils font essentiellement de la prise en charge à domicile. De plus, à Zurich le Pr Ronnie Gundelfinger, psychiatre enseignant à l’université de Zurich a entrepris des études ABA aux Etats Unis. A son retour, et suite à la mise en place de programmes ABA avec des enfants des environs de Zurich, il a publié plusieurs articles scientifiques en Suisse ces dernières années (notamment revues Zurichoises universitaires) sur l’efficacité de l’ABA. Cependant, ceci est insuffisant pour faire reconnaître l’ABA par l’Etat. Il faudrait une étude contrôlée sur à peu prêt une cinquantaine d’enfants. Une telle étude couterait cher et les associations qui font de l’ABA en Suisse n’ont pas eu jusqu’à présent les moyens de mettre en place une telle étude qui doit obligatoirement être faite par et en collaboration avec une organisation scientifique indépendante. Hormis les deux associations mentionnées plus haut, il existe de nombreux parents qui engagent des professionnels ABA de l’étranger (France voisine, Etats Unis, Canada) et ont un suivi « à distance » avec plus ou moins de succès et de satisfaction.

Texte mis à disposition par l’association OVA : www.ovassociation.com lien externe

Reconnaissance de l’ABA par l’État :

L’ABA est l’étude scientifique des comportements humains. Actuellement, l’ABA figure dans le domaine de la psychologie. Cependant, une intervention comportementale intensive, plus qu‘une thérapie comme on l’entend classiquement, permet la mise en place de programmes d’apprentissage, ayant donc une valeur éducative beaucoup plus que curative. Le Board BCBA (www.bacb.com lien externe) milite pour faire reconnaître l’ABA comme une science à part entière, séparée de la psychologie.

Les Etats (nombreux) qui prennent en charge le coût d’un programme ABA le font principalement par le biais du département de l’éducation et/ou aides sociales. Dans d’autres cas, l’ABA est pris en charge par l’assurance maladie (mais ces cas sont minoritaires). Plusieurs parents suisses sont allés jusqu’au Tribunal Fédéral pour demander le remboursement de leur programme ABA. Le Tribunal a toujours statué par un refus au motif que « l’ABA n’est pas reconnu en Suisse ».

Il existe plus de 500 études au niveau international (toutes consultables sur le JABA. http://seab.envmed.rochester.edu/jaba/ lien externe) qui prouvent l’efficacité de l’ABA avec les personnes atteintes d’autisme. Il faudrait donc publier une étude Suisse pour faire bouger les choses. Pour plus d’information sur les démarches entreprises pour la reconnaissance de l’ABA en Suisse, prendre contact avec les deux associations mentionnées ci-dessus.

Texte mis à disposition par l’association OVA : www.ovassociation.com lien externe

Livres recommandés, guide pour les parents et livres non recommandés

Livres recommandés :

Les livres en français sur l’ABA sont rares mais il en existe un :

  1. "Analyse du Comportement Appliquée à l'enfant et à l'adolescent". L-992 Dr Vinca Riviere . Le Dr Rivière explique tous les principes fondamentaux de l’ABA de façon simple et claire. Préface extrêmement intéressante sur le retard de l’ABA en France. Il reste cependant très théorique/universitaire et n’est pas axé pratique. Presses Universitaires du Septentrion rue du Barreau, BP 199 F-59 654 Villeneuve d'Asq cedex Tel : 0033 3 20 41 66 80 Fax : 0033 3 20 41 66 90 - www.septentrion.com lien externe - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les livres ci dessous sont tous en anglais :

  1. "Educate Towards Recovery : Turning Tables on Autism".  Robert Schramm BCBA à commader sur  www.lulu.com lien externe. 
Préface de Holly Kibbe et Cherish Twigg (anciennes associées du Dr Vince Carbone). Livre très complet sur la prise en charge ABA, avec une emphase sur la pratique. Recommandé aux parents qui commencent un programme ABA et aux parents qui ne connaissent que l’ABA dit “de Lovaas”.

Il existe une traduction Allemande de ce livre, contacter www.aba-parents.ch lien externe à Zurich pour plus d’informations.

  1. Teaching Language to Children with Autism or Other Developmental Disabilities 
By Mark L. Sundberg and James W.Partington. Se commande sous www.behavioranalysts.com lien externe. Un grand classique et un “must” pour tous les professionnels ou futurs professionnels, qui débutent dans l’ABA. Lecture également recommandée pour les parents qui suivent un programme ABA.
  2. Guide pour les Parents d’enfants avec Autisme et TED :

Livres non recommandés :

“Behavioral Intervention for Young Children with Autism”. Catherine Maurice

“A work in Progress, Ron Leaf & John Mc Eachin” (existe en français, est publié en France )

Ces deux livres ont eu beaucoup de succès à une certaine époque en proposant un curriculum ABA que peuvent suivre les professionnels et les parents. Malheureusement ces livres sont obsolètes à l’heure actuelle, compte tenu des nouvelles recherches ABA de ces dernières années. Les nouvelles recherches ont depuis, modifié les protocoles, procédures d’intervention qui sont proposées dans ces livres. La recherche ABA permettant aux procédures d’enseignement d’évoluer constamment dans le temps. Le curriculum le plus utilisé actuellement est celui du ABLLS (et le VB MAPP plus récemment) de Mark L. Sundberg and James W.Partington. Se commande sous www.behavioranalysts.com lien externe.

Texte mis à disposition par l’association OVA : www.ovassociation.com lien externe

Vos impressions et suggestions sur le site autisme.ch

Email:
Sujet:
Message: